Calcul du tarif de base

Le calcul du tarif de base dépend de la structure tarifaire du type de titre de transport, dont il existe quatre versions :

Structure tarifaire « Tarification selon distance »

Les tarifications selon la distance servent à représenter les tarifs qui dépendent directement de la distance parcourue.

Par distance, on n’entend cependant pas la longueur de tronçon ou d’itinéraire de ligne même. Le calcul d’une tarification selon la distance repose plutôt sur le nombre de limites de section tarifaire sur le chemin considéré. Le nombre de limites de section tarifaire est une propriété du tronçon et des éléments de profil de temps de parcours. Dans la mesure où cet attribut est spécifique au système de transport pour les tronçons, contrairement à la longueur, vous pouvez définir différents tarifs pour le parcours d’un tronçon pour différents SysTr TC.

Les limites de section tarifaire des tronçons et éléments de profil de temps de parcours du chemin sont additionnées et le tarif est consulté dans la table des éléments de tarif.

Vous pouvez interpoler le tarif entre deux éléments de tarif consécutifs pour modéliser une progression linéaire.

Une tarification selon la distance n’est pas applicable lorsque l’échelon tarifaire pour le nombre de limites de section tarifaire déterminé ne contient pas de tarif et est « vide ».

Exemple : structure tarifaire « Tarification selon distance »

Considérons un type de titre de transport avec les propriétés suivantes :

  • tarif constant de 10 UM pour les trajets de 1 limite de section tarifaire jusqu’à 5 limites de section tarifaire incluses,
  • tarif constant de 16 UM pour les trajets de 6 limites de section tarifaire jusqu’à 10 limites de section tarifaire incluses,
  • augmentation linéaire du tarif de 16 UM à 24 UM pour la plage entre 10 et 20 limites de section tarifaire,
  • tarif constant de 24 UM pour les trajets jusqu’à 30 limites de section tarifaire incluses,
  • titre de transport non utilisable pour les trajets de plus de 30 limites de section tarifaire.

Exprimé sous forme de graphe, cela donne :

Illustration 207 : Exemple de tarification selon la distance avec 5 échelons tarifaires

Dans Visum, vous modélisez ce tarif avec les échelons de tarification selon la distance suivants :

Table 234 : Échelons tarifaires pour l’exemple de tarification selon la distance

Nb Limites section tarifaire

Interpoler

Tarif [UM]

≤ 5

Non

10

≤ 10

Non

16

≤ 20

Oui

24

≤ 30

Non

24

> 30

---

[champ vide]

Structure tarifaire « Tarification par zones »

Vous utilisez des tarifications par zones dans les cas où le tarif dépend du nombre de zones tarifaires traversées.

Un type de titre de transport avec tarification par zones se rapporte à un type de zones tarifaires donné. Les zones tarifaires ne sont donc pas globalement toutes significatives pour un titre de transport mais uniquement celles dont le « type » correspond au type de zone tarifaire du titre de transport. Vous pouvez ainsi modéliser des zones tarifaires indépendantes, soit appartenant à différents système de tarification, qui peuvent toutefois se superposer dans l’espace.

Par défaut, un titre de transport à tarification par zones est uniquement applicable pour les chemins qui passent exclusivement par des arrêts appartenant à des zones tarifaires du type de zones tarifaires du type de titre de transport. Pour reproduire la logique de calcul de Visum jusqu’à la version 11 incluse, vous pouvez en option ignorer les arrêts sans zone tarifaire. Cette configuration n’est toutefois pas recommandée pour l’élaboration de nouveaux modèles.

Un arrêt peut être situé dans plusieurs zones tarifaires et une zone tarifaire comprend en général plusieurs arrêts. Cependant, les zones tarifaires traversées par le voyageur au cours du trajet sont généralement sans équivoque. Il en résulte le nombre de zones tarifaires traversées et ainsi le tarif. En cas de superposition complexe de zones tarifaires, plusieurs possibilités de « couvrir » le chemin avec des zones tarifaires peuvent se présenter. Visum choisit le nombre minimal de zones tarifaires couvrantes et donc le tarif le plus avantageux.

Une tarification par zones n’est pas applicable non plus lorsque l’échelon tarifaire pour le nombre de zones tarifaires déterminé ne contient pas de tarif et est « vide ».

Il n’est pas non plus possible d’utiliser les tarifications par zone en combinaison avec TCAux et les chemins partiels de partage, car les zones sont reliées à des arrêts, et les arrêts ne sont pas desservis par les systèmes TCAux et de partage.

Les zones tarifaires ne doivent pas nécessairement être équivalentes mais peuvent être incluses dans le calcul avec une cardinalité. Vous sélectionnez pour cela un attribut entier numérique et lui appliquez les valeurs requises. La zone tarifaire du centre ville compte par exemple double dans de nombreux systèmes de tarification. Il faut donc lui appliquer la cardinalité deux.

Vous pouvez exclure les zones tarifaires d’origine et de destination d’un chemin explicitement de l’utilisation de la cardinalité.

Vous pouvez définir comment compter les zones tarifaires traversées plusieurs fois sur un même chemin. Chaque zone tarifaire traversée est soit comptée une seule fois, soit chaque nouvelle entrée dans une même zone tarifaire est comptée.

Exemple : structure tarifaire « Tarification par zones »

Illustration 208 : Exemple de tarification par zones avec trois zones tarifaires superposées et six arrêts

Dans cet exemple, les zones tarifaires présentent différentes cardinalités, la zone tarifaire 2 doit compter double :

Zone tarifaire

Cardinalité

1

1

2

2

3

1

Le tarif de base suivant est perçu pour le nombre de zones tarifaires traversées respectif :

Nombre de zones tarifaires

Tarif de base [UM]

 

2,00

 

3,00

 

3,50

> 3

4,00

Pour tous les chemins dans le réseau exemple, il en résulte les zones tarifaires traversées et donc les tarifs suivants :

Table 235 : Réseau exemple : zones tarifaires traversées et tarif

Chemin

N° des zones tarifaires traversées

Nb zones tarifaires comptées (en tenant compte des cardinalités)

Tarif de base [UM]

Arrêt 1 - Arrêt 2

1

1

2,00

Arrêt 1 - Arrêt 3

1

1

2,00

Arrêt 1 - Arrêt 6 trajet direct

1 et 3

2

3,00

Arrêt 1 - Arrêt 4

1 et 2

3

3,50

Arrêt 1 - Arrêt 5 via 3 et 4

1 et 2

3

3,50

Arrêt 1 - Arrêt 5 via 2 trajet direct

1 et 2 ou 1 et 3

2 (pour le trajet par 1 et 3)

3,00

Arrêt 1 - Arrêt 6 via 2, 3, 4, 5

1 et 2 et 3

4

4,00

Arrêt 1 - Arrêt 2

1

1

2,00

Structure tarifaire « Tarification par zones Orig-Dest »

Les tarifications par zones Orig-Dest représentent un tarif de matrice entre zones tarifaires. Le tarif ne dépend ici que de la zone tarifaire d’origine et de la zone tarifaire de destination du chemin. Les zones tarifaires traversées en cours de trajet ne sont pas significatives.

Vous pouvez créer une matrice tarifaire complète entre toutes les zones tarifaires. Les tarifications par zones Orig-Dest sont aussi particulièrement adaptées pour la définition d’exceptions : lorsque les trajets depuis ou vers des zones tarifaires données sont soumis à une structure tarifaire différentes de la structure habituelle, vous pouvez définir les tarifs de ces relations à l’aide d’une tarification par zones Orig-Dest dont le rang est supérieur à celui du titre de transport par défaut.

Une tarification par zones Orig-Dest n’est pas applicable lorsque la matrice ne contient pas d’entrée pour la paire de zones tarifaires d’origine et de destination.

Pour définir un tarif de la zone tarifaire fixe x vers toutes les autres zones tarifaires, vous pouvez créer une entrée pour les numéros de zones tarifaires (x, 0), c.-à-d. utiliser la valeur 0 comme caractère de remplacement pour la zone tarifaire de destination. De même, des entrées sont possibles pour (0, y). Les entrées spécifiques écrasent les entrées générales, c.-à-d. qu’un tarif défini pour (x, y) est valide pour les trajets de la zone tarifaire x vers la zone tarifaire y, indépendamment du fait qu’il existe aussi des tarifs pour (x, 0), (0, y) ou (0, 0).

Si l’arrêt de départ ou d’arrivée de la liaison est situé dans plus d’une zone tarifaire, plusieurs paires de zones tarifaires doivent être prises en considération ; le tarif est alors défini comme minimum de toutes les entrées.

Exemple : structure tarifaire « Tarification par zones Orig-Dest »

Pour l’exemple dans l’Illustration 208, vous pouvez aussi modéliser la tarification par zones Orig-Dest suivante au lieu de la tarification par zones :

vers la zone tarifaire

de la zone tarifaire

1

2

3

1

2,00

3,50

(*) 3,00

2

3,50

3,00

3,50

3

3,00

3,50

2,00

Une comparaison avec la tarification par zones définie plus haut révèle les différences suivantes :

  • le tarif ne dépend plus du parcours exact du chemin ; il n’est donc plus possible de distinguer un trajet direct et indirect de l’arrêt 1 à l’arrêt 6, voir cellule (*).
  • Vous pouvez en revanche définir des tarifs différents au besoin pour des chemins avec le même nombre de zones tarifaires, ces tarifs peuvent même être asymétriques. Par exemple, les trajets de la zone tarifaire 3 vers la zone tarifaire 1 peuvent coûter seulement 2,80 UM au lieu du tarif par défaut pour deux zones tarifaires. Il suffit dans ce cas de modifier l’entrée à la position (3, 1). Cette situation ne peut être modélisée avec une tarification par zones simple.

Vous pouvez modéliser la matrice ci-dessus de la manière suivante dans Visum :

de ZT

vers ZT

Tarif [UM]

1

1

2,00

2

2

3,00

3

3

2,00

1

3

3,00

3

1

3,00

0

0

3,50

La dernière entrée sert d’entrée de remplacement pour toutes les paires de zones tarifaires non citées explicitement auparavant.

Vous pouvez aussi exprimer que le type de titre de transport n’est pas applicable pour des paires de zones tarifaires données :

de ZT

vers ZT

Tarif [UM]

4

tous

2,70

tous

4

[champ vide]

Selon cette définition, le titre de transport ne peut être utilisé pour tous les trajets vers la nouvelle zone tarifaire 4, mais pour les trajets retour, et ce pour un tarif de 2,70 UM.

Structure tarifaire « Tarif de trajet court »

Le tarif de trajet court est un tarif unique pour les trajets dont le temps de parcours, la distance de trajet et/ou le nombre d’arrêts sont inférieurs à des seuils donnés. Les tarifs de trajet court sont ainsi uniquement applicables pour les chemins qui respectent ces seuils.

Un type de titre de transport à tarif de trajet court peut également contenir plus d’un ensemble de seuils (éléments de tarif de trajet court). Vous pouvez ainsi exprimer qu’il existe par exemple des tarifs spécifiques pour des temps de parcours donnés, par exemple 1 UM jusqu’à 10 min, 2 UM jusqu’à 30 min, etc.

Un titre de transport à tarif de trajet court est applicable dès que les seuils d’au moins un de ses éléments de tarif sont respectés. Le tarif est défini comme le minimum des tarifs de tous les éléments de tarif dont le seuil est respecté.

Exemple : structure tarifaire « Tarif de trajet court »

Élément de tarif 1 : les trajets jusqu’au prochain arrêt seulement ne coûtent que 0,50 UM :

Temps de parcours max.

illimité

Distance max.

illimitée

Nombre max. d’arrêts

1

Tarif

0,50 UM

Élément de tarif 2 : comme précédemment, mais uniquement pour les parcours de 5 min au maximum. Dans ce cas, le tarif ne s’élève qu’à 0,30 UM.

Temps de parcours max.

5 min

Distance max.

illimitée

Nombre max. d’arrêts

1

Tarif

0,30 UM

En principe, vous pouvez aussi définir un tarif plus élevé pour l’élément de tarif 2 que pour l’élément de tarif 1. Ceci n’est toutefois pas judicieux, car les deux ensembles de seuils sont toujours respectés pour les trajets jusqu’au prochain arrêt de 5 min au maximum, c.-à-d. que leur tarif est le minimum des deux tarifs. Ce minimum est égal à 0,50 UM, le second élément de tarif n’influe donc pas. Ceci constitue un exemple pour l’aspect : Cohérence des échelons tarifaires.

Structure tarifaire « Tarif horaire »

Les tarifs horaires servent à élaborer les tarifs qui dépendent directement du temps de transport utilisé. Par « temps de transport », on comprend le temps de la montée au premier arrêt du premier chemin partiel au dernier arrêt du dernier chemin partiel, y compris les temps de marche et d’attente de correspondance. Vous pouvez interpoler le tarif entre deux éléments de tarif consécutifs pour modéliser une progression linéaire. Un tarif horaire n’est pas applicable lorsque l’échelon tarifaire pour le temps de parcours déterminé ne contient pas de tarif et est « vide ». Il respecte ainsi la logique de la tarification selon distance.

Structure tarifaire « Tarification selon distance à vol d’oiseau »

Les tarifications selon la distance servent à représenter les tarifs qui dépendent directement de la distance parcourue. Par « distance », on comprend la distance à vol d’oiseau dans le cadre de cette tarification et non la longueur de tronçon ou d’itinéraire de ligne. La distance est déterminée entre la montée au point d’arrêt du premier chemin partiel et la descente au point d’arrêt du dernier chemin partiel. Le calcul est effectué au moyen de la projection configurée. Lorsqu’aucune projection n’est configurée, la distance euclidienne est utilisée, selon laquelle la distance est interprétée en mètres.

Cohérence des échelons tarifaires

Vous pouvez définir librement les échelons tarifaires d’un type de titre de transport (ou plus précisément les tarifs pour les éléments de tarif du type de titre de transport). En principe, des entrées contradictoires sont également possibles. Le tarif pour une distance plus longue peut par exemple être inférieur à celui pour une distance plus courte, ou le tarif de trajet court pour un trajet jusqu’à trois arrêts peut être plus cher qu’un tarif de trajet court jusqu’à cinq arrêts. Nous recommandons cependant d’éviter de telles définitions contradictoires.