Méthode d’apprentissage
La méthode d’apprentissage a été développée par le professeur Lohse et est décrite dans Schnabel (1997). Cette procédure modélise le processus d’apprentissage des usagers dans le réseau. En partant d’une affectation « tout ou rien », les conducteurs tiennent compte des informations obtenues lors de leur dernier déplacement pour la nouvelle recherche d’itinéraires. Des itinéraires les plus courts sont recherchés à plusieurs reprises au cours d’un processus itératif dans lequel le temps généralisé pour la recherche d’itinéraires est dérivé du temps généralisé en fonction de la charge actuelle et du temps généralisé estimé précédemment. A chaque itération, la totalité de la demande de déplacements est affectée sur les chemins les plus courts déterminés jusqu’ici.
A la première itération, seul le temps généralisé du réseau à vide est considéré (comme pour une affectation « tout ou rien »).
Le calcul du temps généralisé à chaque itération ultérieure est obtenu à partir des temps généralisés moyens calculés dans les itérations antérieures et des temps généralisés relatifs à la charge actuelle, ce qui signifie que chaque itération n repose sur les temps généralisés calculés en n-1.
L’affectation de la matrice de la demande sur le réseau correspond à la fréquence à laquelle le chemin a été déterminé (mémorisé par Visum).
La procédure est interrompue uniquement lorsque les temps de parcours estimés, sur lesquels reposent le choix d’itinéraires, et les temps de parcours dans le réseau chargé résultant de ces chemins coïncident avec une précision suffisante ; cet état stable du réseau correspond vraisemblablement au comportement du conducteur dans son choix d’itinéraires.
L’estimation du temps de parcours pour chaque tronçon pour l’étape d’itération suivante n+1 ajoute le temps de parcours estimé à l’itération n à la différence entre le temps de parcours effectif calculé (à l’aide des fonctions D-V) en n et le temps de parcours estimé en n. Cette différence est multipliée par une valeur DELTA (0,15...0,5), ce qui permet d’atténuer les oscillations.
Le critère d’interruption résulte de l’exigence d’une coïncidence suffisante des temps de parcours estimés pour les itérations n et n-1 et du temps de parcours effectif calculé à l’itération n, défini par le seuil de précision variable EPSILON.